Les débats participatifs

Le juste équilibre entre le travail et le capital

Une politique économique et sociale. 1

Par DAVID Henri le 06/07/2008

Une bonne gouvernance de l’entreprise.

Initiative individuelle – Liberté d’entreprendre

Si par mon effort, mon travail individuel, je produis une richesse (bien ou service), je peux m’attribuer la propriété de cette richesse produite.
Si vous ne m’en reconnaissez pas propriétaire, je n’ai aucun intérêt à poursuivre mon effort.

Si au contraire, je suis assuré de jouir du produit de mes peines, je serais stimulé pour continuer à mettre en valeur ma productivité.

L’addition cumulée de l’effort de chacun d’entre nous est un puissant stimulant pour le dynamisme de notre économie en général.

De plus le niveau de vie de chacun d’entre nous et en relation directe avec ses propres capacités à produire de la richesse. Pour chaque individu, le social dépend directement de sa propre efficacité économique.

Le système fonctionne bien tant que la richesse produite n’a besoin que de l’intervention d’une seule personne. Mais dès que pour produire on a besoin du concours de plusieurs mains le système pose problème.

Historiquement certains ont été plus performants alors que d’autres du fait des circonstances (maladies, accidents de la vie, capacités déficientes…) ont rencontré plus de difficultés.
Les plus chanceux on vu un accroissement de leur richesse se faire par accumulation.
Et : « dès qu’on s’aperçut qu’il était utile à un seul d’avoir des provisions pour deux, l’égalité disparut, la propriété s’introduisit ». (Source : discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes, 1754 : J.J. ROUSSEAU).
Par la suite, les régimes favorables aux puissants ont fixé la loi de la propriété qui a donné de nouvelles entraves au faible et de nouvelles forces au riche.
Tout le genre humain fut assujetti au travail, à la servitude et à la misère pour le profit de quelques ambitieux. Ce qui par effet de levier accéléra l’accumulation au bénéfice des plus riches. Ils sont devenus les propriétaires des moyens de production, selon le principe que l’accumulation est la propriété exclusive de l’accumulateur.

En conclusion, il y a une contradiction dans le fait de reconnaître que vous êtes propriétaire de la production lorsque vous travaillez seul et le fait de vous la refuser dès lors que vous participez à la production en tant que « travailleur » au service de l’ambitieux qui s’est attribué le titre de propriétaire.

S’il faut conserver l’initiative individuelle et la liberté d’entreprendre qui sont les stimulants du dynamisme de notre économie, il faut revoir la donne à partir du moment où l’on a besoin du concours de plusieurs mains pour produire. C’est à dire à partir de la cellule de base qu’est l’entité « entreprise ».

Commentaires

La SCOP , une bonne gouvernance d'entreprise ..

Cette "contradiction" dont tu parles dans le fait de reconnaître ou non la propriété d'une production, n'existe pas dans les cas des SCOP (Société coopérative ouvrière de production, devenu Société coopérative de production). Pour moi cette forme d'entreprise est la seule viable et je ne comprends pas pourquoi les hommes politiques de gauche n'en font pas davantage état ni ne font aucune promotion de ce type de structure économique solidaire et à visage humain. Pourtant ce tissu économique se porte très bien, la France en 2007 comptait en effet 1950 SCOP employant plus de 58500 salariés. Son originalité tient dans le fait que les salariés sont coopérateurs et associés majoritaires de l'entreprise dont ils détiennent au moins 51 % du capital (très souvent plus de 80%) et 65 % des droits de vote ... ( http://www.scop.coop/ ) ...

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