Les débats participatifs

Le juste équilibre entre le travail et le capital

Comment qualifier le travail artistique, et peut on le rémunérer l'art autrement qu'en fonction de son impact comercial

Par youri le 11/06/2008

L'idée est de savoir s'il serait possible de valoriser l'artiste autrement que comme un produit qui répondrait à la loi de l'offre et de la demande.

Doit-on quantifier sa durée de travail?
Peut-on quantifier l'éclair de génie et donc lui donner sa juste rémunération?
Comment évaluer le succès comercial par rapport à l'oeuvre d'art elle même? (en faisant abstraction aux opération marketing et aux évènements favorables)

Voilà ma première contribution que j'admet atypique pour ce thème. J'espère que ce sujet (qui me tient à coeur) interressera du monde, et qu'il y aura quelques réponses éclairantes?

Commentaires

Un marché verrouillé

Excellente question !
Je n'ai pas de réponse.
Mais une constatation : que ce soit pour les arts plastiques ou pour la musique, il faut "avoir réussi" pour progresser...
En fait si on connait quelqu'un capable d'introduire l'artiste à la DRAC, dans les galeries ou auprès des "tourneurs", ça aide considérablement.
Ces professionnels, qui ont besoin de manger, eux aussi, ne prennent aucun risque : soit l'artiste est au format, et il a une chance, soit il est carrément novateur et là c'est la galère !
Bon courage !

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Art et partage

On peut imaginer que l'artiste soit totalement associé à son environnement dans une démarche de transmission de son talent et de ses valeurs. Et cela, c'est quantifiable.

Donner du temps aux autres, cela a une "valeur".

Le type "maudit" qui tourne autour de lui-même dans son coin et surgit comme un diable d'une boîte pour proposer le fruit de ses ruminations scie la branche sur laquelle il est assis.

Un exemple significatif : il y a dans Paris un lieu magique qui s'appelle la Villa des Arts. Une fondation destinée à héberger les artistes, abondée jadis par le testament d'un généreux donateur. Elle a toujours logé des artistes. Renoir lui-même y a eu un atelier. Menacée par des considérations d'héritage, elle était à vendre. La préemption municipale va éviter le changement de destination, mais en échange, la petite communauté devra s'ouvrir davantage sur l'extérieur en partageant ses compétences et en menant des projets collectifs. Ce n'est que justice.

Je n'imagine pas de démarche créatrice sans partage.
Et le public est tout trouvé. L'équipe sarkozy est en train de ruiner des décennies d'initiatives au nom d'une modernisation des cursus dans l'Education. Si les artistes étaient plus étroitement associés au processus éducatif, ils pourraient s'appuyer sur des bases solides et conserver une partie de leur liberté pour leur démarche personnelle.

Mais c'est vers le contraire que l'on va : imaginez ce que vont donner dans dix ans les prescriptions actuelles qui tendent à remplacer les pratiques artistiques par un enseignement dispersé de l'histoire de l'art...

Et faute de sensibilisation précoce, le monde de l'art ne sera plus pour beaucoup que le monde de l'argent à faire (ou pas) avec l'art... Libéral, quoi.

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Excellente idée

Rien à ajouter.
Mes deux artistes partagent largement.
Ce faisant ils ont aidé quelques personnes qui n'allaient pas très bien. Aussi.

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question difficile

c'est une question difficile, car souvent les artistes son reconnus apres leur mort et toujours c'est lié à une question de gros sous, une oeuvre, un tableau vendu à des millions d'euros a tendance à s'associer dans la tête des gens à une oeuvre qui serait incontestablement de qualité, il faut eduquer le gôut des arts comme un autre gôut et il faut démocratiser réellement l'acces à la culture
il faut lutter contre le diktat de ce qui est bon et mauvais imposé par le fric et les médias,les prix divers accordés etc
la culture in the street!

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arts et école

Je me permets un second commentaire car je fréquente plusieurs personnes dont le destin est lié à ces préoccupations.
J'ai mené en tant qu'enseignante de nombreux projets artistiques avec des intervenants variés. Tous plus brillants et qualifiés les uns que les autres et qui ont apporté aux élèves ce "plus" sans lequel le savoir n'est rien.

Je suis rétrospectivement ébahie du niveau d'exigence de l'institution par rapport à leurs qualifications. Sans commune mesure avec leur niveau de rémunération.

En musique, par exemple, avoir un bon niveau de conservatoire ne suffit pas. Il faut justifier de l'obtention du DUMI un diplôme incroyablement difficile à obtenir. Mais ce n'est pas tout. Pour songer à intégrer la fonction territoriale, il faut ensuite passer un concours lui même exigeant. (Une de mes amies parle en rigolant "d'inquisition" pour l'entretien final). Ce qui fait que l'on peut très bien dans ces conditions se retrouver à plus de trente ans sans avoir jamais eu un revenu régulier, en échange de journées de 10 heures de travail et plus.

Car sur ce terrain-là, un seul job ne suffit jamais. Il faut cummuler des interventions dans des établissements souvent très éloignés les uns des autres... Commode de se déplacer sans voiture avec un clavier !
Temps de déplacement non rémunérés, cela va de soi.

Ah ne pas oublier aussi que les heures de travail sont contingentées pour conserver le statut et qui si par malheur on veut en faire un peu plus tout simplement pour gagner mieux sa vie, c'est impossible.

Je crois qu'il faut plus de compétences pour enseigner la musique à l'école que pour exercer les plus hautes responsabilités de l'Etat. Et ce n'est pas une clause de style.

A contrario, il suffit de monter une "compagnie", régulièrement inscrite aux registres, même si on en est le seul membre et qu'elle ne vive pratiquement que de subventions, pour être autorisé à intervenir. Aucun diplôme n'est alors requis. Un peu de notoriété locale suffit. Comprenne qui pourra.

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art et spéculation

art et spéculation même combat!
Et je crois que ta dernière remarque, hélas, n'est pas nouvelle...

Ceci étant, le mythe de l'artiste maudit et sans le sou mérite d'être tempéré...

L'éloignement des "professionnels" de l'école touche efectivement le domaine de l'art , comme d'autres domaines : on m'a dit que pour des raisons de statuts, des professeurs de conservatoire ne peuvent pas enseigner la musique dans les collèges ou lycées... si c'est vrai, c'est dommage!

A bientôt le 28?

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votre remarque conforte ce que j'avais compris

Il y a des guéguerres de statuts sans doute derrière tout cela...

Effectivement, je n'ai jamais compris pourquoi les professeurs de musique de l'école ne parlaient pas (et souvent étaient en rivalité) à ceux du conservatoire...La comparaison des cursus et des modes de sélection pour arriver ici et là serait intéressante!

Une remarque en passant : votre remarque concerne le monde des arts, mais pourrait s'appliquer à d'autres domaines de l'enseignement, ou des "professionnels" de certains métier pourraient intervenir , mais ne le peuvent pour ce type de raison.

Du coté de l'enseignement technique heureusement, les choses semblent plus souple

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Artiste c'est un métier

Artiste est un métier comme les autres qu'il soit issu du spectacle vivant, cinéma ou arts plastiques. Il y a des artistes de tous niveaux et qui gagnent correctement leur vie. Ils font simplement bien leur métier et ils sont salariés avec les règles du code du travail et des règles spécifiques au métier.Où est le problème ?? Le bassin d'emploi des artistes salariés est un véritable marigot avec un niveau de concurence déloyale qui ferait scandale dans d'autre profession. Désolé mais ce n'est pas parce qu'on gratte la guitare ou que l'on déclame trois vers que l'on est artiste.Il est donc inutil aux enseignants, aux fonctionnaires, aux salariés, aux retraités de se produire gratuitement ou à coups de subventions. ça a un nom...travail illégal.Inutil aussi au collectivités territoriales de subventionner des assos de ce type. Donc pas étonnant que les artistes professionnels n'aient qu'une bouchée de pain comme cachet. Essayez de transposer la même situation au boulanger.A coté du professionnel se créé un association des amis du pain, qui vendent la baguette 20 ct reçoivent des subventions sont exemptés de tva, impôt commerciaux. Que devient le boulanger?? VAUBAN33

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j'en reviens toujours à l'union fait la force

je dis ce que je pense je pense ce que je dis

Unissez-vous...

Recréez les principes de coopératives, associations...

Autofinancez vos locations de galeries d'exposition, vos ventes d'œuvres, par des manifestations festives et agréables, arrêtez de ne compter que sur les "pouvoirs publics" pour avancer!

Vous leur donnez la force de vous abattre et de vous "reléguez" selon leur convenance...

C'est vous qui leur fournissez le bâton pour vous battre!

Alors à vous de faire que tout cela change dans une "synergie" de vente directe...

Si vous évitiez d'avoir besoin d'eux pour survivre ils vous courtiserez au lieu de vous abattre!

Par contre quand ils vous courtiseront n'oubliez pas de leur faire payer le juste prix!

Celui qui veut faire trouve un moyen...

Celui qui veut pas faire milles excuses!

A bientôt...

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Non, artiste c'est un état, pas un métier

Je travaille avec des auteurs, des peintres, des sculpteurs, c'est mon métier de faire connaître leur travail.
Mais la place de l'artiste dans notre société est beaucoup plus complexe et précaire que vous ne le dites.
Car artiste, ça n'est pas un métier justement. Ca ne s'apprend pas. S'il suffisait d'apprendre pour être artiste, nous le serions tous.
En revanche, les artistes travaillent. Ils travaillent quotidiennement pour progresser dans leur art, dans leur recherche personnelle et cela sans aucune forme de rémunération. La plupart, pour ne pas dire tous, les artistes qui m'entourent ont un travail alimentaire pour assurer leur subsistance. C'est à dire qu'ils font dans une journée deux formes de travail.
Lorsqu'ils vendent une oeuvre, où qu'ils publient un recueil de poèmes, croyez-vous réellement qu'ils sont rémunérés des heures passées à travailler ?
Un poète touche 8 à 10 % du prix de vente HT de chaque livre vendu. Dans le meilleur des cas, il vendra 400 exemplaires. Faites le calcul et pensez qu'il a mis au minimum un an pour écrire son recueil.
Un dessin sur papier (par exemple un pastel de taille moyenne 20 x 30cm ), d'un artiste travaillant et exposant depuis disons une quinzaine d'années se vendra dans une petite gelerie autour de 500 €. Là-dessus, l'artiste laisse au galeriste une commission de 40 à 60%. Pensez-vous que les 2 ou 3 dessins vendus dans une exposition payent le travail réalisé pour constituer l'expo ?
Et après,on entend nos politiciens citer les poètes et dire que le monde ne serait qu'obscurantisme sans eux et les artistes !!
Il y a tout de même un problème non résolu autour du travail de l'artiste qui bel et bien embellit notre monde, mais à ses frais.

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J'aurais voulu plus de précisions, en ce qui concerne...

..les secteurs de l'Art, pour lequel j'imagine, vous avez pensé en formulant votre question. L'Art est tellement vaste et se situe à des niveaux tellement différents, et ceci dans tous les domaines, que j'aimerais que vous soyez plus précis, afin que je puisse vous répondre, ou tout au moins vous donner un élément de réponse. Comme c'est un domaine que j'aime énormément, ça m'intéresserait d'y répondre. Merci à l'avance.

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Il y a plusieurs formes d'Arts, et je dirais qu'il est...

...difficile d'en parler de cette façon, car c'est plutôt le genre de discussions que l'on entame et qui n'en finie pas, tellement le sujet est vaste! L'Art revêt pleins de formes différentes, et selon l'Art que l'on pratique, le travail qui précède la création et qui se situe au point de vue cérébral ou de la pensée, dont il est issu, n'est pas le même d'une orientation artistique à une autre. En un mot, le chemin qui mêne au résultat créé, même si au départ l'étincelle créatrice, vient où part de la même façon, pour un peintre, un musicien, etc, le chemin qu'elle prend ensuite, n'est évidemment plus le même, à cause du support ou de la matière que l'on utilise. De plus parler de rémunération de toutes créations, surement peut-être faut-il, mais avant, j'ai envie de poser une question, et ceci avant d'entamer, l'aspect financier de l'Art, si finalement et au bout du compte, c'est facile, c'est:

Qu'est-ce que la création?

Ensuite, seulement peut-être l'aspect financier pourra être envisagé, car pour vous mettre sur la voie, mais ce n'est pas une réponse complète, je pose encore une question:

Peut-on quantifier l'étincelle, ou l'esprit créatif?

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Le juste équilibre entre le travail et le capital

je dis ce que je pense je pense ce que je dis

Parce que je trouve tes questions judicieuses je vais parler avec toi! L'art n'a pas de "valeur estimée" mais l'artiste doit manger alors plus que parler de l'art abordons sa survie d'artiste! L'artiste bien souvent ne vit pas de son art mais s'il ne sait être qu'un "artiste" ne pouvons-nous pas le reconnaître...

Reste à poser l'autre question "être artiste" est ce un loisir ou une profession?

je dirais simplement dans ma vision très personnelle que l'artiste devient "professionnel" qu'en son art revêt un caractère "d'utilité publique" et que son talent peut s'exercer dans une notion de service rendu à la société... A ce moment son "art" devient "commercialisable" dans une symbolique reconnue et ce mot reconnu est la clef de la vie de l'artiste...

Un artiste non-reconnu ne peut malheureusement pas survivre dans son art!

A quoi sert d'être un artiste quand tu es le seul à penser que tu es un artiste?

A te faire plaisir à toi même si tu veux... Mais on ne peut demander à "l'état" de subvenir aux besoins de ta "propre jouissance"...

Sinon ou cela commencerait-il et où cela s'arrêterait-il?

A vous de juger!

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Je veux juste rajouter ceci à propos de l'Art.

Je pose une autre question, qui est celle-ci: Pensez-vous qu'un artiste, à la même notion du temps que tout le monde?

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On ne peut pas quantifier le travail d'un artiste!

Tout simplement parce-que l'artiste, ou la création artistique se situe hors du temps!

Quand un artiste créait, la notion du temps disparait. De plus, cette notion du temps vu de l'extérieur, n'est pas du tout la même d'un artiste à un autre. Il y a des artistes qui peuvent créer en 5 minutes, alors que d'autres mettent des heures, des jours, ou des mois, voir des années à créer une œuvre.

Donc, je vous dis qu'il n'est pas possible,de pouvoir quantifier le travail d'un artiste.Ce que je peux dire, c'est qu'il est préférable de laisser l'artiste décider du prix de son œuvre finie, et seulement à ce moment, car son œuvre ne peut-être évaluée qu'une fois terminée, justement à cause de cette notion de temps, qui n'existe pas.

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Quelle attitude ou propension à vouloir tout...

...professionaliser, y compris le génie créatif? Un artiste par essence, est hors tout,et surtout hors du temps, en 1 mot, il est dans une autre dimension. Laissons l'artiste évaluer ces œuvres, et pour l'aider, formons des experts pour ça, afin, qu'il puisse être reconnu de son vivant, et non à titre posthume, comme c'est souvent le cas, et que de ce fait, il puisse vivre décemment, sans que le montant du prix de son œuvre ne soit remis en cause par les acheteurs éventuels, tout autant que son génie créatif!

Il faut former des experts capable d'évaluer tous ça.

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NOTION DU TEMPS

je dis ce que je pense je pense ce que je dis

Le temps malheureusement ne nous appartient pas, nous en sommes d'ailleurs fortement dépendant! Le temps ne peut être une notion il est une réalité effective!

C'est justement la quantification du temps passé qui semble définir la valeur de l'oeuvre! Mais si l'artiste compte son temps il devient invendable...

Aors que faire?

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Quelle attitude ou propension à vouloir tout...

...professionaliser, y compris le génie créatif? Un artiste par essence, est hors tout,et surtout hors du temps, en 1 mot, il est dans une autre dimension. Laissons l'artiste évaluer ces œuvres, et pour l'aider, formons des experts pour ça, afin, qu'il puisse être reconnu de son vivant, et non à titre posthume, comme c'est souvent le cas, et que de ce fait, il puisse vivre décemment, sans que le montant du prix de son œuvre ne soit remis en cause par les acheteurs éventuels, tout autant que son génie créatif!

Il faut former des experts capables d'évaluer tout ça.

Il faut aussi que l'expert puisse déterminer la cote que va prendre l'œuvre au fil des années, et reverser à l'artiste, un pourcentage sur cette plue-value.

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aiguillage

@Vauban33
Je ne comprends pas bien le sens de votre intervention. De plus, je ne suis pas sûre du tout qu'elle concerne ce que j'exposais des difficultés à construire de manière précoce dans ce domaine... La nouvelle présentation des réponses ne permet plus de savoir qui parle à qui. Je suggère donc que l'on commence les messages par le pseudo concerné.

Pour être très claire (je croyais l'avoir été) : sensibiliser à l'art, à toutes les formes d'art, est une partie de la mission de l'école. J'ai essayé de faire un tour d'horizon de tous les bâtons que l'on met dans les roues à ceux qui s'attaquent au sujet.

Il n'est évidemment pas question de mettre en concurrence les artistes, les professionnels, les enseignants sur ce terrain là. Car outre que peu d'artistes ont un vrai talent pour faire partager leur passion, la médiation est affaire aussi de savoir pédagogique.

Une seule chose est certaine en ce domaine comme en d'autres, seule une fréquentation précoce des arts, par la pratique ou la découverte en tiers, peut les rendre indispensables ensuite à tous les niveaux d'une vie d'adulte.

J'aurai juste une petite anecdote personnelle : je suis allée la semaine dernière à l'Ecole Boulle pour la remise des diplômes des métiers d'art. Un de mes anciens élèves était récipiendaire. Un parcours pas facile, d'autant moins que sortant d'un Cours Moyen où j'avais détecté certaines compétences et l'avais valorisé autant que faire se peut,y compris auprès de sa famille, il avait été décrété "hors norme" par le système secondaire et avait souvent souffert de ne pas être raccord avec les "footeux" par exemple, population lambda des collèges...

"Vous m'aviez dit qu'il irait loin" m'a dit sa mère. Loin je ne sais pas, mais si l'art n'avait pas tenu toute sa place dans mes contenus d'enseignement, aurait-il choisi ce chemin ?

Je crois aux petites graines que l'on sème. Mais pour cela les enseignants ont besoin d'être épaulés par des artistes professionnels à la formation solide. On peut être touché par la grâce à titre individuel, mais transmettre, c'est une autre affaire. Une affaire essentiellement de générosité, qui souvent est impossible dans un milieu où le narcissisme est quand même le moteur principal de l'accomplissement personnel.

Et si personne ne transmet, l'art meurt, les arts meurent. Ils ne se résument pas à une relation producteurs-consommateurs. Que ce soit de peinture, de sculpture, de musique...

Il y en a un qui comprend ça et le met merveilleusement en oeuvre, c'est William Christie avec son "Jardin des voix".

A contrario, je pourrais faire le portrait d'un homme qui a découvert l'art quand il s'est rendu compte qu'à Drouot on pouvait faire des coups formidables, défiscalisés qui plus est... C'est parfois comme ça qu'on se retrouve avec des oeuvres sur ses murs... Sans commentaire.

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L'artiste n'a pas toujours de réalté effective,...

Je dis ce que je pense je pense ce que je dis

...puisque son travail part de l'inspiration! Désolé de vous dire que je ne suis pas d'accord quand vous dites, que c'est le temps passé qui détermine le prix de l'œuvre.

Ce qui doit déterminer le prix d'une œuvre quelle qu'elle soit, c'est ce que donne le résultat final, le travail que l'on y décèle derrière, et cela quelque soit le temps que vous avez mis pour l'a faire, c'est à dire 10 minutes, 10 jours, 10 mois , ou 10 ans!

C'est la technique que vous avez utilisée, et la façon dont vous avez travaillé, qui détermine le prix!

Le temps n'est qu'un élément, qui passe inaperçu pour celui qui créait, mais qui permet seulement de maitriser, la technique et la façon!Le temps, cependant offre une très grande satisfaction à l'artiste quand il en prend conscience et que son œuvre n'est pas terminée, car il se dit qu'il à encore plein de temps devant lui pour être heureux, car l'artiste est heureux,que quand il créait!

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Bonjour,...

...Nadine,

J'ai une formation artistique, notamment en architecture et décoration d'intérieur,je suis doué pour le dessin que j'exerce depuis que je suis toute petite. J'ai suivi des cours de croquis, et de photographie, à l'école Boulle, en cours du soir, pendant approximativement 2 ans pour le croquis, un tout petit peu moins pour la photo.

Je garde un excellent souvenir de cette période, dans cette école, qui sentait le bois, certes, mais aussi la craie, le papier, etc...

Je tiens donc à vous saluer, en souvenir de tous ça.

Amitiés artistiques. :-))

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Talents

Chère A Gauche, du talent du DA, il en faut !
L'Ecole Boulle est une institution qui ne se discute plus.
Bravo ! ;o)

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Merci, Madame la professeur, ...

...pour votre travail dans cette école aux grandes fenêtres, et aux murs, parfois grisés par le temps, et de laquelle sont sortis plusieurs grands maitres d'ouvrages en devenir.

Amitiés ségolènistes et Boullistes. :-))

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Nous philosophons

je dis ce que je pense je pense ce que je dis

appelez-moi elgitanas

Ce que je fais se voit en suivant mes liens au bas de cette page :

http://elgitanasparmivous.blogspot.com/

Je remarque beaucoup de philosophie dans nos propos, je m'en réjouis comme s'il suffisait aux artistes de parler d'eux pour faire évoluer les choses! Car nous sommes les créateurs du lendemain dans le beauté et l'expression de nos œuvres...

Moi, ce sont mes propos qui plaisent ou déplaisent à ceux qui les lisent l'art des mots "pour moi" c'est se laisser découvrir au travers de formes d'écriture, le sens de sa formulation! L'artiste ne doit rien vendre, il donne envie aux autres d'acheter, de posséder l'œuvre, de s'approprier son expression artistique, de fusionner au travers de son écoute, de son regard, de son goût, de son odorat, de ses sens...

Mais une synergie peut de créer pour se soutenir mutuellement au travers de dons, de cotisations, d'associations, de coopératives, de membres bienfaiteurs mais faut-il encore que les artistes se fédèrent pour envisager cette solidarité! Pour moi trop de structures voient le jour et meurent dans d'éphémères apparitions, je vois beaucoup trop d'artistes qui souffrent dans la solitude et l'isolement pour rester muet devant cette conception de la vie d'artiste...

amitié artistique...

a suivre...

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Génie créatif ???

La musique est un bruit qui chante - Victor Hugo

Quand tu vois le "génie de Jojo ou du doc, tu te dit qu'il y a quelque chose qui ne colle pas !!!

M'enfin, il y aura toujours quelques dizaines de milliers de veaux pour aller voir le rigolo du rock n roll et augmenter sa rente de nanti !!!

Et pendant ce temps-là des bon artistes crèvent à petit feu !!!

Le génie créatif tel qu'il est défini actuellement se rapporte à la bêtise, la connerie, celui qui pète le plus fort, etc ... , Star ac, et truc du même genre qui ne sert qu'à une chose, rapporter encore plus de pognon en échange de la pub, pour des produits qu'on ne consomme plus !!!

Dans quelle merde vit-on, là ???

Cordialement !!!

Eddy

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autre éclairage...

Je reviens sur le sujet de la reconnaissance de la valeur travail dans les domaines de la culture.
Il est intéressant d'aller voir sur le site profilculture.com (entre autres !) quels genres de propositions sont faites à ceux qui cherchent un job de cette nature.
Les collectivités territoriales elles-mêmes n'hésitent pas à demander des compétences de professionnels confirmés, à confier des missions très pointues couvrant à la fois les volets techniques et institutionnels de certains grands dossiers, à des gens à qui l'on propose généreusement 150€ par moi et une carte orange.
C'est baptisé "stage" évidemment. Et c'est comme ça que fonctionnent la plupart des grands machins réguliers (festivals de tous poils, etc...)

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oui...nadine

VAUBAN33

Voila ce qu'on propose aux artistes et techniciens du spectacle avec l'aval indirect des subventionneurs. Trois francs six sous, au black, sans sécurité alors que le métier est bien règlementé. Il suffit de dire, je suis amateur, bénévole.....Le noeud des métiers du spectacle est la professionalisation. Les "amateurs" "associations fantoches" n'ont rien à faire sur le secteur marchand...y compris celui de la culture et de l'animation. Pour tirer ces métiers vers le haut, il faudra bien un jour assainir ces pratiques. Plus de subvention a ces assos et obligation de fournir les contrats de travail aux subventionneurs. Bien distinguer les artistes pro et les amateurs. Ceux qui embauchent des pros sont assurer d'une bonne production. Ceux qui embauchent des amateurs doivent savoir qu'ils prennent des risques en matière sociale et sécurité du travail et qu'ils ne peuvent pas prétendre à des aides et subventions.

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Soutien à Sego

Je voudrais apporter tout mon soutien à Segolène Royal et l'encourager à poursuivre ses attaques sur la poltique destructrice de Nicolas Sarkorzy. Je pense qu'à gauche, il y également beaucoup de Sarkozystes ou apparentés qui êmpêchent sa renovation.

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Point de vue d'un vieux réac

Qui décrète que je suis un artiste ? MOI !!!!
De par cette auto proclamation ,je demande à la société de se substituer à mes parents pour subvenir à mes besoins ,ceux ci ne veulent plus le faire . Ma production n'est pas reconnue . L'alternative est : ou je n'ai pas de talent , ou mes contemporains n'ont pas de goût artistique : logiquement je penche pour cette deuxième hypothèse , puisque je suis un artiste et comme j'en suis un j'ai obligatoirement du talent ce qui exclus bien la première .Si la société actuelle est ingrate la suivante reconnaîtra mon génie comme cela c'est déjà produit . Pour l'instant ,il me semble que l'ensemble de la "classe" artistique brasse suffisamment d'argent ( depuis les sportifs professionnels aux chanteurs ) pour créer un fond ,pour me nourrir mes collégues et moi ,sans tendre la main à l'Etat qui pour se faire tirera sur la petite vieille
par le biais d'un impot de solidarité . Ce sujet a amené le plus de commentaire : probleme majeur !!!
Bonne année à tous

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reponse au vieux reac

Soit c est provocateur, soit c est vraiment stupide.Je connais bien le sujet, puisque je suis danseur/chorégraphe et que j ai un parcours, je crois, plutot réussi.Mais je ne vais pas sortir mon CV ici. Le fait est que la problématique majeur dans ce métier, c est que chaque art est différent.Et comme je suis également chanteur, je peux en parler. La danse, ca nécessite un training quotidien qui oblige à payer des cours pour se maintenir au niveau, et de pouvoir arriver aux auditions en tenant sur ses 2 jambes.Créer en tant que chorégraphe? Il faut louer des salles de repetition et ensuite pour diffuser son travail c'est le parcours du combattant. Peintre? rien a voir...tu peints chez toi ou en atelier.Musicien? Tu peux repeter chez toi, te produire plus facilement dans les bars, petites salles etc...
Alors pour pas avoir la langue de bois, il y a des gens intermittents qui n'ont rien à faire sous ce statut.Pourquoi? parce qu'en France, il ne faut surtout pas faire de différence entre amateur et pro. Et bien il faudrat bien un jour en revenir, car c'est tout de meme naturel que le pro soit "supérieur" à l'amateur. J'entends pas là, que le pro tire les amateurs vers le haut. Il doit etre un exemple, un modèle.

Le métier ne se réduit pas à ceux qui sont connus et qui auaraient tous les talents et ceux qui ne le sont pas et qui n en auraient pas.Il ya des gens connus nuls mais arrivistes, des gens pas connus intègres et talentueux. Alors qui doit pouvoir vivre du métier entre les 2?

Je suis assez enervé de lire ce genre de choses par des gens qui 'n'ont aucune des connaissances nécessaires sur le métier pour en parler avec objectivité.Il y aurait beaucoup à dire, mais je m arrete là,car pour discuter, il faut etre 2.Sinon ca s'appel un monologue.

Amitiés à tous.

Pour preuve de crédibilité sur mon parcours:

www.myspace.com/guillaumemorgan

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bien vu l'artiste

VAUBAN33

Guillaume, tu t'énerves sainement!!!Moi aussi je suis professionel dans le monde du spectacle.Je partage à 100% ton énervement.

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dialogue de sourds ?

J'ai du mal à comprendre "l'énervement" des uns et des autres. Pour des raisons qui les regardent, certains se sentent lésés ou mis en cause par le sujet du débat.
Il n'est bien sûr pas question ici de régler des comptes mais de poser les bonnes questions. Cela peut s'accompagner d'un peu de mesure si l'on veut que ce forum reste "participatif". Ou bien alors on décide que seuls les artistes ont le droit de s'exprimer sur l'art, que seuls les enseignants ont le droit de s'exprimer sur l'école, etc...

Les non-artistes fréquentent l'art d'une manière ou d'une autre. Ils peuvent en être "amateurs", sans pour autant être des amateurs. Ils peuvent aussi fréquenter de près des artistes. Il me semble que le fait de confronter des points de vue différents est fécond. Sinon à quoi bon un forum et encore plus un forum "participatif" ?

Le sujet de la reconnaissance du travail des vrais créateurs est suffisamment vaste pour donner matière à des échanges nourris.

Pour ceux qui considèrent que seuls les professionnels sont habilités à occuper le terrain, je renvoie à ceci. En toute amitié. Juste pour les décontracter un peu !

http://www.dailymotion.com/relevance/search/inconnus/video/x14qw6_les-in...

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